
Ce plan a été officiellement adopté le 25 mai 2023, lors de la
76ème Assemblée mondiale de la santé, à l'issue de
plus de 15 ans de discussions et de négociations entre
les 194 États Membres de l'OMS à son sujet.
Dans
cette vidéo, le responsable du programme de santé bucco-dentaire à l'OMS présente les objectifs de ce plan. Selon lui, le constat actuel en matière de prévention dentaire, notamment primaire, est sans appel :
" On sait depuis 30 ans grosso modo qu'on a pas réussi à stopper cette forme un peu épidémique des maladies bucco-dentaires (...) ce qui montre, ça c'est un peu dur à entendre surtout quand on est professeur et quand on est enseignant etc., le modèle qui a été proposé jusqu'à présent ne fonctionne pas. Donc, il faut être prêt à se dire ok rebattons les cartes, qu'est ce qui marche, qu'est ce qui ne marche pas ? " (Extrait de la vidéo à partir de la 5ème minute).
Chaque État membre s'est engagé à mettre en œuvre ce plan sur son territoire en commençant par la mesure 1 :


Les Etats membres se sont également engagés à créer une unité de santé bucco-dentaire avec un responsable à sa tête.

À ce jour (avril 2026), la version française n'est toujours pas adoptée, et l'on ne connait toujours pas le nom du responsable de l'unité de santé bucco-dentaire au sein du Ministère de la santé.
Comment expliquer un tel retard après 35 mois d’attente ?
Certains acteurs historiques continuent-ils d’exercer des pressions sur le ministère de la santé et l’Assurance Maladie afin de freiner l’arrivée de nouveaux entrants innovants sur les marchés publics de prévention dentaire lancés chaque année en France ?
Car en l’absence d’un nouveau plan national de prévention dentaire, destiné à réactualiser celui
de 2007 toujours en vigueur à date, les conséquences sont claires :
👉 aucune mise à jour du cahier des charges de ces marchés publics, ce qui est favorise le principal candidat historique ;
👉 aucun véritable essor des actions de prévention à destination des adultes, ce qui pénalise des millions de français, mais aussi les nouveaux entrants potentiels dans ces marchés publics, comme AssurMeyer, qui ont compris qu’il est inefficace de cibler uniquement des enfants sans accompagner ni sensibiliser leurs parents dans le même temps.

Surtout : est-il normal que le plan de 2007 ait été entièrement préparé par un concurrent, dont l'influence sur le ministère de la santé et l'Assurance Maladie est aujourd'hui documentée (🎤
extrait podcast) ? Et que le principal bénéficiaire des marchés publics issus de ce plan soit le groupe privé qu'il a dirigé pendant plus de 30 ans, et dont il est aujourd’hui président d’honneur ?
Quoi qu’il en soit, voici quelques éléments de réflexion afin que chacun puisse se forger sa propre opinion sur le sujet :
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Prévention dentaire en France : la face cachée de la politique publique qui pénalise des millions de français
