
Ce plan a été officiellement adopté le 25 mai 2023, lors de la
76ème Assemblée mondiale de la santé, à l'issue de
plus de 15 ans de discussions et de négociations entre
les 194 États Membres de l'OMS à son sujet.
Dans
cette vidéo, le responsable du programme de santé bucco-dentaire à l'OMS présente les objectifs de ce plan. Selon lui, le constat actuel en matière de prévention dentaire, notamment primaire, est sans appel :
" On sait depuis 30 ans grosso modo qu'on a pas réussi à stopper cette forme un peu épidémique des maladies bucco-dentaires (...) ce qui montre, ça c'est un peu dur à entendre surtout quand on est professeur et quand on est enseignant etc., le modèle qui a été proposé jusqu'à présent ne fonctionne pas. Donc, il faut être prêt à se dire ok rebattons les cartes, qu'est ce qui marche, qu'est ce qui ne marche pas ? " (Extrait de la vidéo à partir de la 5ème minute).
Chaque État membre s'est engagé à mettre en œuvre ce plan sur son territoire en commençant par la mesure 1 :


Les Etats membres se sont également engagés à créer une unité de santé bucco-dentaire avec un responsable à sa tête.



À ce jour (février 2026), la version française n'est toujours pas adoptée, et l'on ne connait toujours pas le nom du responsable de l'unité de santé bucco-dentaire au sein du Ministère de la santé.
Autrement dit, 33 mois après l'adoption de ce plan mondial, la France ne dispose toujours pas d'une stratégie actualisée de prévention dentaire, malgré la
Déclaration de Bangkok du 29 novembre 2024, et le fait que la quatrième réunion de haut niveau des Nations unies sur les MNT (maladies non transmissibles) et la santé mentale, qui s'est tenue le 25 septembre 2025 à New York, a officiellement intégré
la santé bucco-dentaire dans les priorités internationales de santé publique, engageant ainsi les Etats à traduire cet engagement en politiques nationales concrètes.
Par conséquent, c'est le plan
mis en œuvre à partir de 2007 qui demeure en vigueur à ce jour, malgré les critiques à son sujet par la Cour des comptes depuis 2016, notamment l'exclusion de
près de 80% de la population de ce plan, alors même que le droit à la protection de la santé, y compris dentaire, est
un droit fondamental à valeur constitutionnelle pour tous les
(assurés sociaux) Français,
tout au long de la vie, sans distinction d’âge, d’état de santé, de niveau de revenus, d’éducation ou de résidence. Un droit qui est la responsabilité de l'Etat dans le cadre des
droits créances.
Pourquoi ce retard ?
