QUI SOMMES NOUS ?

En France, comme partout ailleurs dans le monde, le constat est assez simple en matière de prévention dentaire : aucune politique, aucune stratégie, aucune solution préventive n'a fonctionné jusqu'à présent.

Pour s'en convaincre, il suffit juste de lire le Rapport de situation sur la santé bucco-dentaire dans le monde établi en 2022 par l'OMS.

En voici un extrait :

" L'état de la santé bucco-dentaire à l'échelle mondiale est alarmant et exige une action urgente de la part de toutes les parties prenantes. Les maladies et affections bucco-dentaires non traitées touchent près de la moitié de la population mondiale. Le nombre de cas dans le monde a augmenté d'un milliard au cours des 30 dernières années, ce qui montre clairement que de nombreuses personnes n'ont pas accès à des soins de santé bucco-dentaire appropriés. Si elles ne sont pas traitées, les maladies et affections bucco-dentaires ont des conséquences graves et débilitantes telles que des symptômes physiques, des limitations fonctionnelles et des effets néfastes sur le bien-être émotionnel, mental et social. Pour les personnes qui sont en mesure de se faire soigner, les coûts sont souvent élevés et peuvent représenter un fardeau économique important. "

Comme le souligne ce rapport : " Les maladies bucco-dentaires sont en grande partie évitables ou ne nécessitent que des interventions réparatrices minimales si elles sont diagnostiquées et traitées à un stade précoce. "

Alors pourquoi ces maladies n'ont cessé d'augmenter ces 30 dernières années partout dans le monde ?

Pour l'Hexagone, la réponse tient en deux mots : conflit d'intérêts, surtout lorsqu'on connait les propos très clairs en matière de prévention du président (jusqu'en 2022) du plus important " en nombre d’adhérents " (sic) syndicat français de chirurgiens-dentistes : " PAS DE CARIES = PAS DE PROTHÈSES = PAS DE RAC 0. J'irais jusqu'à dire c'est PAS DE DENTISTES NON PLUS. Or l'objectif c'est quand même de dire de ne pas organiser le suicide nous-mêmes de la profession ".

Sans entrer ici dans les détails de ce conflit d'intérêts pour des raisons de confidentialité et de discussions en cours à son sujet avec les gestionnaires publics en charge de la politique de prévention dentaire en France, le " vrai " problème de fond du secteur dentaire dans l'Hexagone, et très probablement dans d'autres pays vu l'influence au niveau international de 2 associations de dentistes créées à Paris en 1900 et 2004, n'est pas celui que certain(e)s aimeraient nous faire croire depuis des dizaines d'années sur le sujet de la prévention, mais une toute autre vérité peu avouable au grand public, une vérité qui explique très certainement pourquoi il aura fallu plus de 15 ans de longues négociations entre les États membres pour parvenir au plan dentaire dévoilé le 11 janvier 2023 par l'OMS, sachant que ce plan a été initié dès le départ pour prévenir le plus en amont possible ( prévention primaire cf. illustration) les maladies causées ou aggravées par une mauvaise santé orale.

Nul doute aujourd'hui que le conflit d'intérêts précité est la raison pour laquelle aucun nouvel acteur innovant n'a pu entrer en direct jusqu'à présent sur le marché français de la prévention dentaire primaire 1, étant donné que les commandes de l'Assurance Maladie (un exemple d'appel d'offres d'octobre 2022) représentent quasi 100% du chiffre d'affaires réalisé sur ce marché avec un cahier des charges dont le besoin n'a (bizarrement) pas changé depuis 2007, y compris sur le sujet des achats innovants 2, on pourrait même dire pour être précis dont le besoin ET la solution préventive achetée n'ont (bizarrement) pas changé depuis 1989 au bénéfice du " prestataire privilégié de l'assurance maladie ", un prestataire favorisé depuis les années 80 " Grâce à l'action de l'un de ses présidents, par ailleurs membre du cabinet du ministre de la santé de 2005 à 2007 ", sachant que les assureurs, tous statuts confondus (Sociétés d'assurance, Mutuelles, Institutions de prévoyance), sont absents de ce marché de prévention primaire3 pour tout un tas de raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici. 4

Au final, ce sont les assurés (sociaux) français qui sont les premières victimes de ce conflit d'intérêts, aussi bien sur le plan de la santé publique (dégradation de leur santé orale et générale) que financier (perte de pouvoir d'achat liée à l'augmentation des dépenses de santé et du prix des assurances), surtout les plus vulnérables.

D'ailleurs, certains chiffres parlent d'eux-mêmes :

- la facture dentaire de la population française a plus que doublé en 20 ans, puisqu'on est passé d'une facture annuelle de 6,7 milliards € en 2000 à quasi 14 milliards € en 2021, dont 7 milliards € servent uniquement à financer des soins prothétiques, des soins qui sont la preuve, s'il en fallait une, que la politique de prévention dentaire menée jusqu'à présent en France est inefficace malgré un budget d'environ 100 millions € d'argent public qui lui est consacré chaque année 5 ;

- le prix HT payé par les assurés français pour bénéficier d'une complémentaire santé a augmenté de 91% en 20 ans, une augmentation somme toute logique puisque les assureurs sont devenus dans le même temps les 1er financeurs des soins dentaires en France.

Enfin, si sur le papier le projet expérimental EXPRESO 6 (coût : 6,3 millions € d'argent public) est présenté comme une solution au problème " du retard flagrant " de la France en matière de prévention dentaire 7, malheureusement c'est une nouvelle fausse bonne idée facilement repérable cette fois-ci, surtout lorsqu'on sait qui est (réellement) à l'initiative de cette expérimentation, et pourquoi elle a été sortie précipitamment !

Et pour cause, la consultation tardive d'un chirurgien-dentiste dans l'Hexagone n'est pas un problème de financement, mais un problème de stratégie préventive, car la France est LE SEUL PAYS AU MONDE où les gouvernements successifs ont fait le choix de " solvabiliser " toutes les demandes de soins dentaires par le biais du secteur de l'assurance, avec comme point culminant la réforme 100% santé.

En effet, une simple consultation chez un dentiste, tout comme les soins dentaires conservateurs ou prothétiques sont majoritairement GRATUITS aujourd'hui pour tous les assurés français, car remboursés sans reste à charge par l'Assurance Maladie et les assureurs par l'intermédiaire du marché de la complémentaire santé, la " Mutuelle " en langage populaire qui couvre plus de 95% de la population française.

Du coup, vouloir rajouter 3 nouveaux forfaits annuels de " 120, 200 et 275 € " par patient(e) suivi(e) dans la facture dentaire des assurés français est tout simplement une fausse bonne idée en matière de prévention, d'autant que pour paraphraser Shafique Keshavjee : " Quand un problème est mal posé (volontairement ?) toutes les solutions sont fausses. ", une citation qui fait écho à l'une d'Albert Einstein : " Un problème sans solution, est un problème mal posé. "

En tout cas, convaincu depuis très longtemps, notamment depuis que j'ai initié la création de l'association POINT DENTAIRE8, qu'avec une stratégie de prévention dentaire digne de ce nom, c'est à dire menée sans conflit d'intérêts avec le public cible, on pouvait prévenir des drames humains désastreux à l'origine d'importants surcoûts financiers pour les assureurs et l'Assurance Maladie (la " Sécu " en langage populaire), et n'ayant aucun intérêt financier à ce que les assurés français tombent malades, bien au contraire, j'ai fini par créer le modèle économique ASSURMEYER fruit d'un long travail de R&D étalé sur plusieurs années.

Quels sont mes objectifs ?

Tout d'abord, aider l'ensemble de mes concitoyen(ne)s à bénéficier pleinement du plan dentaire 2023 - 2030 de l'OMS, un plan que chaque État membre doit désormais déployer sur son territoire (mesure 1), tout en écartant " les conflits d'intérêts et l'influence indue " de certains lobbys (mesures 5, 18, 40, 59, et 99), comme celui du sucre, ou des dentistes dès l'instant où une grande partie du chiffre d'affaires d'un dentiste provient du marché des soins dentaires prothétiques, car ce chiffre d'affaires est mécaniquement obtenu grâce à des solutions de prévention dentaire inefficaces, et qu'un principe de base existe en matière de prévention des conflits d'intérêts : Nul ne peut être juge et partie dans la même cause !

Concrètement, l'objectif avec ASSURMEYER est de devenir partie prenante de la version française du plan de l'OMS, notamment dans le cadre de la mesure 78 : " Établir des partenariats public-privé durables : (...) Donner la priorité à la prévention des caries et à la promotion de l’hygiène dentaire pour réduire autant que possible le recours à la restauration dentaire. ", afin d'offrir au plus grand nombre possible de mes concitoyen(ne)s l'accès GRATUIT à des solutions de prévention dentaire innovantes garanties ZÉRO CONFLIT D'INTÉRÊTS.

Ensuite, partant du principe que PRÉVENIR coûtera toujours moins cher que GUÉRIR dans le secteur dentaire pour les 2 premiers financeurs des soins dentaires en France, et vu que le secteur de l'assurance fonctionnera toujours en cycle de production inversé, l'idée derrière ASSURMEYER est de créer des synergies sanitaires & financières pérennes entre Prévention dentaire & Assurances par le biais d'une stratégie préventive innovante ciblant 100% des assurés français, conformément aux recommandations de la Cour des comptes à ce sujet, afin de prévenir efficacement les maladies causées ou aggravées par une mauvaise santé orale (objectif de santé publique), pour pouvoir ensuite assurer au meilleur prix possible l'ensemble des assurés conseillés par ASSURMEYER (objectif financier).

2 types de Conseillers sont présents chez ASSURMEYER :

- Conseiller/ére en santé orale qui propose, en agence ou à distance, différentes solutions préventives : coaching en prévention dentaire, éducation à l'hygiène dentaire, information en santé orale etc ... un (nouveau) métier chapeauté par une cellule de suivi afin d'améliorer constamment nos solutions aux besoins et réalités du terrain.

- Conseiller/ére en assurances qui propose, en agence ou à distance, différentes solutions assurantielles : accompagnement personnalisé, comparatif des produits du marché, devis etc... un métier chapeauté par une cellule qualité qui rappelle régulièrement nos clients assurés afin de connaître leur niveau de satisfaction lié aux contrats souscrits.

Gérald Demeyer
Président Fondateur

1. Dans la chaîne de valeur du secteur dentaire (cf. CONTINUUM DES SOINS BUCCO-DENTAIRE), ce marché est situé avant ceux des soins dentaires conservateurs & prothétiques. Dit autrement, avant les marchés de prévention secondaire & tertiaire (cf. Classification ICDAS prévention dentaire). En France, du côté de la demande, il y a (principalement) 2 clients publics : l'Etat en tant que 1er responsable de la prévention des maladies, et l'Assurance Maladie en tant que 1er assureur santé de plus de 60 millions d'assurés. Dans les commandes publiques alloties (une obligation réglementaire), ce marché peut avoir différentes appellations : Éducation en santé orale, Sensibilisation à la prévention dentaire, Promotion de l'hygiène bucco-dentaire, Information en prévention bucco-dentaire etc...
2. Et ce malgré l'entrée en vigueur dans le code de la commande publique du sourcing (Art. R2111-1 cf. guide), de la pérennisation du dispositif achats innovants (Art. R2111-9-1 cf. guide), et des recommandations très claires de la CCMOSS sur ce sujet : " Afin de permettre aux opérateurs économiques de proposer des solutions innovantes, les organismes de Sécurité sociale ont tout intérêt à exprimer leurs besoins en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, ce qui permet de laisser l’initiative aux candidats sur les modalités techniques de la solution. " (cf. guide).
3. Le secteur de la prévention santé regroupe 3 niveaux selon l'OMS (cf. illustration) : La prévention primaire qui a pour but d'éviter l'apparition de la maladie en agissant sur ses causes, elle intervient avant que la maladie ne survienne. La prévention secondaire qui vise à détecter la maladie ou la lésion qui la précède à un stade où la prise en charge efficace des individus malades peut intervenir utilement. La prévention tertiaire qui a pour objectif de diminuer les récidives, les incapacités et a pour vocation de limiter les complications et séquelles d'une maladie.
4. À ce propos, le passage de cet article de presse explique très bien pourquoi les assureurs investissent peu d'argent en France en prévention primaire : " La prévention reste malheureusement le parent pauvre des politiques de santé en France. C’est ainsi que ce type d’investissement ne pèse, selon la Commission européenne, que 2% des dépenses de soins en France, contre une moyenne de 3,1% dans l'Union européenne. Difficile de savoir si les mutuelles font leur part, la plupart ayant refusé de répondre à notre questionnaire détaillé. Et si Harmonie mutuelle affirme y consacrer 5,2% de ses ressources, Swiss Life chiffre ses efforts à seulement 0,8%, tandis qu’Allianz ne prévoit qu’un petit euro par client et par an, contrats collectifs et individuels confondus (soit 2,9 millions d’euros au total). Il faut dire que les économies que les complémentaires pourraient réaliser grâce à ces politiques de prévention ne leur profiteraient qu’en partie, puisqu’une grande part des gains reviendrait à la Sécu, ou même à d’autres assureurs, pour peu que le client concerné ait entre-temps changé de contrat. Signalons quand même quelques initiatives, pour la plupart menées en entreprise, dans le cadre des contrats collectifs. C’est ainsi que certains assureurs recourent à un stylo caméra pour explorer la bouche, aux images adressées à un chirurgien-dentiste, pour télé-expertise. ".
5. Cette politique se résume à ce jour à un plan d'action national lancé en 2007 avec un budget dédié de +/- 92 millions € par an.
6. Les détails du projet
7. Selon un rapport de l'Igas : " le retard français en matière de prévention et d’hygiène bucco-dentaire reste flagrant malgré les actions menées par l’assurance maladie et les chirurgiens-dentistes ".
8. Cette association fut créée pour lancer en France diverses innovations en prévention dentaire, en particulier un mobilier urbain destiné à l'hygiène dentaire (cf. article de presse).